L'homme arrêté est recherché à des fins d'extradition par un tribunal fédéral des États-Unis, pour les crimes de trafic de drogue et de terrorisme.
Il serait chargé de stimuler les finances du trafic de drogue et de consolider les routes internationales du trafic de drogue et d'armes à la frontière Colombo-équatorienne.
Il est accusé d'avoir planifié une attaque terroriste dans laquelle un Sous-officier et deux hommes d’Infanterie de Marine ont été tués en 2011.
La Marine colombienne, dans le cadre d'une opération coordonnée avec la Direction des Enquêtes Criminelles et Interpol (DIJÍN) de la Police Nationale et interagence avec l'Administration de Contrôle des Drogues (DEA), ou l'arrestation d'alias Pitufo, chef présumé des finances du Groupe Armé Organisé Résiduel (GAO-r) Structure 48, recherché avec un mandat d'arrêt à des fins d'extradition par un Tribunal fédéral du District Sud de Californie, États-Unis, pour les crimes de trafic de drogue et de terrorisme. L'opération, qui a également bénéficié du soutien de l'Aviation navale, a été conduite dans la zone rurale du village d'El Águila, municipalité de Puerto Asís, département de Putumayo, à la suite de plusieurs années de travail de renseignement naval conduit par la Force navale de l'Amazonie, visant à contrer les actes de structures criminelles qui causer des pertes à la sécurité dans la région frontalière.
Selon les autorités, alias Pitufo ferait partie du bloc sud du 48e Front des éteint FARC, et aurait été le bras droit des meneurs abattus alias Edgar Tovar et alias Oliver Solarte. Actuellement, il occupait le poste de responsable des finances de ce GAO-r.
Cet individu remplissait un rôle stratégique au sein de la structure, étant en charge de la gestion des ressources économiques produites par le trafic de drogue, de la coordination des itinéraires internationaux de trafic de drogue et d'armes avec les cartels équatoriens et mexicains, et de la facilitation des alliances criminelles dans des municipalités telles que Puerto Asís, Puerto Caicedo, Villagarzón et La Hormiga, dans le département de Putumayo; ainsi que dans les secteurs de Puerto Nuevo, General Farfán et Puerto El Cármen, en République d'Équateur, causant des pertes directement à la sécurité et la tranquillité des habitants de l'Amazonie.
Profil criminel
Selon les informations des services de renseignement, alias Pitufo fait un casier judiciaire, lié à différentes structures armées illégales qui ont historiquement commis des crimes dans le sud du pays. Cet individu faisait partie du 48e Front des éteintes Farc depuis plusieurs années et, bien qu'il ait rejoint le processus de paix en 2016, il aurait repris des activités illicites plus tard. Depuis 2021, il se serait positionné comme un meneur, exerçant un contrôle criminel dans plusieurs régions de l'Amazonie colombienne, puis assumant la responsabilité des finances criminelles à Alto Putumayo.
Au cours de son expérience criminelle, alias Pitufo serait responsable de l'attentat terroriste survenu le 14 février 2011 dans le village de Piñuña Negro, dans la municipalité de Puerto Leguízamo, département de Putumayo, dans la zone frontalière avec l'Équateur. Dans cet événement, au moyen du déclenchement d'une charge explosive au transit d'une unité fluviale d'Infanterie de Marine de la Force Navale de l'Amazonie, un Sous-officier et deux hommes d’Infanterie de Marine ont été tués, en plus de deux membres des forces de sécurité donnés disparus et sept grièvement blessés. En outre, il aurait participé à l'enlèvement du Secrétaire du gouvernement de la municipalité d'Orito, en Putumayo, et à l’attaque de la base militaire de Teteyé, dans la municipalité de Puerto Asís, Putumayo, en 2005, au cours de laquelle 22 soldats ont été tués et trois autres ont disparu.
De même, ses actes criminels seraient axés sur la consolidation des routes stratégiques pour le trafic international de stupéfiants et d'armes, ainsi que sur l'utilisation des habitants pour attaquer les forces de sécurité dans cette région du pays.
L'arrestation de ce meneur de la finance représente une perte directe et significative pour la structure économique et criminelle du GAO-r 48, affaiblissant sa capacité à financer des activités illicites et à soutenir ses actes armés à la frontière colombo-équatorienne.
La Marine colombienne réaffirme son engagement à remplir la mission constitutionnelle, à coordonner son travail avec les autorités nationales et la coopération internationale, en maintenant une présence permanente dans les rivières et les zones stratégiques du sud du pays, afin de protéger les communautés, de lutter contre les activités illicites et de renforcer la sécurité dans la région amazonienne.
Source: Presse-Marine de Colombie