Dans le cadre des opérations de contrôle territorial et de protection de l'environnement, des unités d'Infanterie de Marine de la Marine Colombienne, de la Brigade d'Infanterie de Marine n ° 1, en coordination avec les autorités environnementales et la Police Nationale, ont récupéré 77 animaux sauvages dans différentes municipalités des départements de Bolivar, Sucre et Antioquia.
Au cours des opérations, des spécimens tels que des tortues marocaines, des boas, des iguanes, des opossums, des babillas (lézards), des perroquets, des perruches, des canaris et d'autres oiseaux ont été sauvés, qui étaient gardés en captivité ou transportés irrégulièrement pour leur commercialisation.
Selon des estimations préliminaires, le prix de ces spécimens sur le marché illégal dépasserait les 400 millions de pesos, preuve de l'ampleur de ce crime qui attaque la biodiversité, l'équilibre des écosystèmes et la santé publique.
Le trafic illégal d'espèces sauvages est un crime défini à l'article 328 du Code pénal colombien, qui établit que toute personne qui s'approprie, entretient, trafique, exploite, transporte, échange ou profite illégalement de spécimens d'espèces sauvages encourra une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 135 mois et des amendes pouvant aller jusqu'à 43 750 salaires minimums légaux mensuels en vigueur. Au cours de ces opérations, une personne a été arrêtée et mise sous la garde vue des autorités.
Outre les conséquences juridiques, l'extraction et la commercialisation des spécimens portent de graves dommages à l'équilibre naturel des écosystèmes, modifient les chaînes alimentaires, réduisent les nombres d’animaux sauvages et, dans de nombreux cas, mettent en danger la survie des spécimens menacés.
Les spécimens récupérés ont été livrés aux corporations environnementales correspondantes, Corporation Autonome Régionale du Canal de Digue –CARDIQUE-, Corporation Autonome Régionale de Sucre-CARSUCRE - et à l'Établissement Public Environnemental de Cartagena, institutions chargées de leur évaluation vétérinaire et de leur gestion spécialisée. Dans les cas où il a été possible de vérifier que les spécimens étaient en bon état de santé, ils ont été immédiatement relâchés dans leur habitat naturel, tandis que les autres ont été laissés sous la garde vue des autorités environnementales pour entamer leur processus de réhabilitation et de libération ultérieure.
La Marine colombienne, à travers la Brigade d'Infanterie de Marine n ° 1, réaffirme son ferme engagement en faveur de la défense de l'environnement et de la protection de la biodiversité des Caraïbes colombiennes, à travers les opérations conjointes et coordonnées visant à lutter contre le trafic illégal de spécimens sauvages. On appelle également les gens à dénoncer ce type de pratiques, qui non seulement mettent en danger la vie des animaux, mais aussi la santé publique et l'équilibre écologique de la région.
Source: Presse-Marine de Colombie